lundi 2 juillet 2012
Aux jeunes martyrs Syriens
mardi 7 février 2012
Chanson
Rupture
Je suis pris dans ta nasse,
Comme un vieux cabillaud.
Je rêvais des Sargasses,
Et je marine à Palaiseau.
Me r’mettre à flot,
Hisser la voile,
Me j’ter à l’eau,
Quitter ta toile,
Larguer l’anneau,
Changer d’étoile,
Sauter dans le premier métro.
Tu n’vois pas qu’on dérive,
Que notre amour prend l’eau ?
On n’suit pas la même rive,
Dis-moi c’qu’on fait sur ce radeau.
Prendre la vie
A rebrouss’-poil,
Vers Varsovie,
Se fair’ la malle,
Tu vois, Sylvie,
Faut qu’je détale…
Plus d’soupe à la grimace,
J’veux plus jouer les brise-glace,
Il faut refair’ surface.
J’ai rien à fair’ dans ton troupeau.
- On en r’parl’ra demain tantôt,
Ils vont r’froidir nos haricots !
mardi 10 janvier 2012
Poème

Retour au bercail
Que tu sois bourg, cité, hameau, bled ou village,
Qu’on te nomme lieudit, bourgade ou Saint-Glinglin,
Toi, mon pays natal, mon port et mon mouillage,
Mon berceau de campagne, mon tendre patelin,
Au fleuve de la vie tu es le seul rivage,
Tu es ma citadelle, je suis ton souverain.
Je revois ton clocher dressé vers les nuages
Et son fier coq en pâte tournant au vent salin,
Je cherche dans les rues les enfants de mon âge,
Je dessine des ailes aux ruines des moulins.
Je flaire tes parfums flottant sous les ombrages,
Je cherche dans l’ajonc la piste du malin,
Je vois des ailes grises agiter les feuillages,
Et danser les abeilles aux crinières des poulains.
J’imagine l’enfant, jeune oiseau de passage,
Picorant les fruits mûrs aux ronces des chemins,
Avant de s’envoler vers d’autres paysages,
Des alignements noirs, sans arbres ni jardins.
Ici, loin des sentiers, des bosquets, des herbages,
Je recherche souvent l’image du bambin
Que tu laissas partir, emplissant ses bagages
Des sanglots, des soupirs du village orphelin.
Avant de parvenir au crépuscule de l’âge
Avant de m’en aller vers des cieux incertains,
Que tu sois bourg, cité, hameau, bled ou village,
Qu’on te nomme lieudit, bourgade ou Saint-Glinglin,
Toi, mon pays natal, mon port et mon mouillage,
Nous nous retrouverons, mon tendre patelin.
Henri Philibert (04/04/1945- ?)
mardi 15 novembre 2011
Poème flash
mercredi 19 octobre 2011
L'Amiral

On peut déjà réserver au :
02 40 06 10 00
Oui, Gaël, on peut commander l'Amiral dans toutes les bonnes librairies. Il suffit de donner ses références : titre (Le long cours de l'Amiral) auteur (Henri Philibert) éditeur (Opéra) et éventuellement N° ISBN 2-35370-110-0.
Si le libraire s'y perd, on téléphone à l'éditeur : 02 40 06 10 00. mais il faudra alors prévoir des frais de port (ce qui paraît normal pour un Amiral).
lundi 26 septembre 2011
D'près un tableau de Gigi Le Merdy
mardi 28 juin 2011
Sonnet à Victor
Baisers du soir
à mon Victor
Lorsque l’ombre piétine à l’orée de ton lit,
Et que tu me supplies de m’attarder encore,
Pour t’aider à chasser l’angoisse de la nuit,
Je t’offre mes baisers sans que tu les implores.
Je ne sais de nous deux qui cherche la chaleur
De l’autre, et qui voudrait prolonger la tendresse.
Il me plaît simplement, quand la lumière baisse,
D’entendre s’accorder les rythmes de nos cœurs.
A cet instant précis, je redoute le jour
Où, brisé par les ans, fatigué, le cœur lourd,
Je devrai me résoudre à quitter les vivants,
Pour emboîter le pas du Spectre impitoyable.
Voilà pourquoi je veux, jusqu’au soleil levant,
Poser sur ta joue tendre un souffle ineffaçable.
